Les terres indigènes en Amazonie sont-elles intouchables ?

10 10 2009

Source : site de ICRA international (http://www.icrainternational.org/)

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé lors d’un déplacement dans l’Etat amazonien du Roraima que les réserves indigènes ne pouvaient plus continuer à être des zones intouchables et a plaidé pour qu’elles aient des activités économiques comme l’écotourisme.

On ne peut délimiter une réserve pour avoir une quantité énorme de terres totalement improductives, sans aucun rendement (…). L’idée selon laquelle elles doivent rester intouchables est terminée ”, a dit Lula.

Nous sommes en train d’apprendre, avec des erreurs et des réussites, qu’une terre indigène ne peut rester intouchable du point de vue de la productivité ”, a ajouté le président brésilien qui a plaidé pour que les terres des Indiens “ puissent devenir productives ” et que ceux-ci “ gagnent des revenus et fassent vivre leur famille avec dignité ”, avec des projets comme l’écotourisme.

Il n’est plus possible de créer une réserve et de laisser les Indiens parqués à l’écart ”, a-t-il estimé. Le président Lula a fait ces déclarations lors de son arrivée dans l’Etat amazonien du Roraima (frontière du Venezuela et du Guyana) dont près de la moitié est occupée par des réserves indiennes.

Lula a été accueilli par des manifestations de producteurs de riz et de fermiers blancs, expulsés en mars dernier par le gouvernement, de la réserve Raposa Serra do Sol où ils étaient installés illégalement depuis trente ans.

Sur les 190 millions d’habitants du Brésil, subsistent moins de 500.000 Indiens vivant dans des réserves. Ces réserves occupent 12% du territoire brésilien, selon la Fondation nationale de l’Indien (Funai).





Une tribu amazonienne ne compte plus que 5 membres suite au décès de son aîné

8 10 2009

Article intéressant en anglais…

Source : Survival, the mouvement for tribal peoples http://www.survivalinternational.org/news/4977

The Akuntsu tribe in the Brazilian Amazon has lost its oldest member, Ururu, leaving the tribe with only five surviving members.

Ururu was the oldest member of this close-knit, tiny group and an integral part of it.
Altair Algayer, head of FUNAI’s (Brazilian government Indian affairs department) team which protects the Akuntsu’s land said, ‘She was a fighter, strong, and resisted until the last moment.’

Ururu witnessed the genocide of her people and the destruction of their rainforest home, as cattle ranchers and their gunmen moved on to indigenous lands in Rondônia state. Rondônia was opened up by government colonisation projects and the infamous BR 364 highway in the 1960s and 70s.

With Ururu dies a large part of the historical memory of this people. While we shall perhaps never know the full horrors inflicted on the Akuntsu in the last half century, today’s survivors say their family members were killed when ranchers bulldozed their houses and opened fire on them. The two surviving men, Konibu and Pupak, have marks on their bodies where bullets entered as they fled.

FUNAI found the remains of houses which had been destroyed by ranchers who were clearing the forest for cattle pasture. The ranchers attempted to hide evidence of the crime, but wooden poles, arrows, axes and broken pottery were discovered.

When the Akuntsu were contacted by FUNAI in 1995 they numbered seven. The youngest, Konibu’s daughter, died in January 2000 when a tree fell on her house.

Today they live in a territory officially recognised by the Brazilian government, where FUNAI protects their land from invasion by surrounding ranchers.

The story of the Akuntsu, their neighbours the Kanoê, and the elusive ‘Man of the Hole’ is graphically told in a new film, Corumbiara. The Akuntsu also feature in Survival’s short film, Uncontacted Tribes.





Documentaire ”Une autre science est possible”

29 07 2009

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par Annie Béliveau

 

”Une autre science est possible” est un court documentaire portant sur les activités de l’équipe de recherche dans laquelle travaille Annie, dans la belle région amazonienne.

Ce documentaire traduit bien l’esprit du projet Poor Land Use, Poor Health, au sein duquel Annie réalise son projet de doctorat, et illustre la réalité complexe de la région.

Cliquez ici pour voir le Documentaire ”Une autre science est possible” , un film de Alain Ambrosi et Abeille Tard, disponible sur le site Parole Citoyenne (de l’ONF).





Arrivée du groupe Amazonie 2009 à Belém et visite du marché Ver-o-Peso

9 06 2009

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par Annie Béliveau

 

L’arrivée du groupe Amazonie 2009 d’ÉcoMaris a été marquée par l’intense énergie des participants. Pas de repos pour les responsables du groupe, pas question de rester à l’hôtel pour faire la sieste pour les participants. Le groupe part donc faire ces premiers pas dans la ville de Belém, à la rencontre des premiers contacts avec les Brésiliens…

Dès le premier matin : réveil à 4h30 du matin pour se rendre avant le lever du soleil au marché Ver-o-Peso, où des bateaux viennent, souvent de très loin, décharger leur marchandise dans la grande ville : noix du Brésil, immense poissons, açaí, cochons, etc.

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Le groupe prend plaisir à découvrir différents mets et saveurs typiques de l’Amazonie… mmm… vatapá, tacacá, manisoba, tapioquinha… que delícia !